Link : Quando il Colosseo diventa oggetto esclusivo per la TOD's
En Italie, face à un Etat qui semble avoir quelque peu délaissé son patrimoine et sa culture, trop préoccupé par la crise économique de la nation, les mécènes du secteur privé sont en train d'acquérir l'Histoire.
Il semblerait que les entreprises mécènes et autres investisseurs privés confondent bien culturel et bien de consommation.
Alors qu'en Italie la loi Rosadi, mise en place le 30 janvier 1913 est encore en vigueur aujourd'hui, elle établit les principes fondateurs de la politique du secteur culturel et on y rencontre en première ligne l'inaliénabilité du patrimoine et des biens culturels.
Pourtant, actuellement nombreux sont les monuments rachetés par des personnalités ou bien des grands magasins. Lorsque Salvatore Settis, historien de l'art écrit "ITALIA S.P.A" il faut se demander si le patrimoine culturel italien , en dépit de la loi Rosadi, ne risque pas de devenir un produit banalisé.
Il semblerait que les entreprises mécènes et autres investisseurs privés confondent bien culturel et bien de consommation.
Alors qu'en Italie la loi Rosadi, mise en place le 30 janvier 1913 est encore en vigueur aujourd'hui, elle établit les principes fondateurs de la politique du secteur culturel et on y rencontre en première ligne l'inaliénabilité du patrimoine et des biens culturels.
Pourtant, actuellement nombreux sont les monuments rachetés par des personnalités ou bien des grands magasins. Lorsque Salvatore Settis, historien de l'art écrit "ITALIA S.P.A" il faut se demander si le patrimoine culturel italien , en dépit de la loi Rosadi, ne risque pas de devenir un produit banalisé.
Tout a commencé à Venise, lorsque le géant américain Coca-Cola décide de s'implanter dans la Sérénissime afin d'y financer les restructurations. Cependant, à défaut d'être le principal investisseur, Coca-Cola avait envahi la ville de panneaux publicitaires, jusqu'à recouvrir la totalité des monuments et non les 50% pré-établis. Coca-Cola payait 40 000 euros par mois afin d' apparaître sur le palais des Doges , pour des recettes publicitaires qui lui ont rapporté 2,8 millions d'euros. Ces recettes ont bien évidemment couvert la totalité des travaux du Pont des Soupirs et du Palais Ducal .
Comme à Rome, la polémique était aussi lancé à Venise. Le géant de la chaussure de luxe, Tod's obtient le monopole publicitaire ainsi que le droit d'image exclusif sur le Colisée, et le géant de la boisson gazeuse, Coca-Cola obtient quant à lui le droit de "détruire" des monuments historiques imposant l'image de sa marque dans la cité des Doges. Des ONG italiennes sont intervenues afin de défendre le patrimoine et de signaler cet abus de pouvoir. Le Fondo Ambiente Italiano (défense de l'environnement), soulignait alors cette absurdité : la corrosion du patrimoine culturel italien par ses propres mécènes.
Il n'est même plus étonnant de voir en plein coeur de la Place Saint Marc un immense panneau publicitaire pour les montres de luxe Breitling ou bien d'apercevoir une projection de l' Hard Rock Café sur les murs de la bibliothèque Marciana... Le journal italien Il fatto quotidiano avait publié des photos de la Sérinissime en février 2012, comparant ainsi Venise à "Disneyland". La ville "enfouit" sous les images publicitaires et autres formes de propagandes commerciales, a fini par perdre de son authenticité.
Benetton et François Pinault ont d'ores et déjà acquis respectivement deux symboles du patrimoine vénitien il Fondaco dei Tedeschi, établi en 1505, transformé en un centre commercial et la Punta della Dogana, établie en salle d'exposition pour les collections de François Pinault.
Alessandra Mottola Molfino, ex-présidente du groupe Italia Nostra (2009-2012) avait déclaré son abération face aux rachats des biens culturels dans un but devenu purement lucratif ou bien personnel : "Nos monuments sont dégradés par ces échanges d’argent entre les pouvoirs publics et privés. Sommes-nous si pauvres pour que nous vendions même nos grands-pères ?"
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