mercredi 16 janvier 2013

Italie : l'appel des grandes marques

De plus en plus il y a un phénomène de financement provenant d'entreprises dites mécènes ou bien d'investisseurs privés qui sponsorisent la restructuration , l'entretien ou bien la construction des monuments. Ce phénomène est notamment visible en Italie. 

Par exemple, à Rome un monument comme le Colisée, monument au prestige international, qui en soit représente la plus grande richesse culturelle du pays, subit des intempéries ( les trombes d'eau, les changements de température etc ) et autres autres éléments externes (comme la pollution urbaine qui ronge la pierre) qui nuisent fortement à sa "santé". Ce géant culturel risque toujours de tomber "malade"et c'est pourquoi chaque année, 500 000 euros lui sont reversés par l'État italien afin de parer au plus urgent. Lorsque à tout cela viennent s'ajouter des travaux plus ambitieux pour l'entretien ou bien l'amélioration, même le financement de l'Etat italien n'est plus suffisant.  

Sa dernière rénovation a coûté 1,7 million d'euros, et de ce fait le site a dû se tourner vers des investisseurs privés pour boucler le budget. 
En 2012, le directeur général de la marque de chaussures Tod's  a ainsi proposé de financer une restauration du Colisée à hauteur de 25 millions d'euros permettant notamment d'agrandir la surface accessible aux visiteurs de 25%.
En contre partie Tod's déténait le monopole quant à l'utilisation de l'image du Colisée. Pour certains, le Colisée était inestimable , ce qui causa une forte polémique en Italie et notamment du côté des romains. 


Outre la restructuration du Colisée par Tod's, il y a sur la péninsule italienne de plus en plus de grandes marques qui viennent secourir l'"Arte italiana", permettant ainsi les rénovations de ces merveilles artistiques participant à la richesse patrimoniale. 


Le phénomène a été souligné par le quotidien américain New York Times, qui a donc illustré l'engagement dans la restructuration du patrimoine culturel italien par les entreprises de luxe italiennes, lesquelles participent activement au Made In Italy. Elles sont une ressource t, d'aides financières et de sponsoring. Le gouvernement italien, enlisédans une crise économique et financière, est contraint de réduire la dépense publique et plus particulièrement à couper le budget culturel. L'Italie a de ce fait besoin de ces grandes marques comme Valentino ou Yagi Tsusho, marque japonaise qui a contribué au rétablissement de l'unique pyramide restée à Rome, près du cimetière protestant de la capitale.


Selon Maria-Rosaria Barbera, directrice spéciale pour les biens archéologiques de la capitale, " Fino ad oggi la risposta più concreta è venuta dal mondo degli stilisti che si sono dimostrati particolarmente sensibili alle necessità di miglioramento del patrimonio archeologico di Roma" - ( Traduction : "Jusqu'à présent, la réponse la plus concrète qui nous soit parvenue est celle du monde des créateurs, lesquels se sont montrés particulièrement sensibles quant aux besoins d'améliorer le patrimoine archéologique de Rome")

Mais, des personnalités italiennes participent elles-mêmes à l'amélioration du patrimoine italien. En effet, la capitale peut compter sur le soutien financier de la "mécène" Laura Biagiotti, styliste italienne, qui a participé à la restauration des nouvelles fontaines de la place Farnese en 2007, en donnant 200 000 euros. Elle a également contribué à la restauration du rideau du Théâtre La Fenice et à celle du grand escalier menant au Campidoglio de Michelangelo. Selon la styliste italienne, il est important pour elle de pouvoir financer la culture italienne , affirmant que : " (...) la grande cultura italiana non è solo quella chiusa nei musei, ma anche e soprattutto quella all’aperto (...)" ( Traduction :  "(...)  l'immense culture italienne n'est pas uniquement celle qui est enfermée à l'intérieur des musées, mais elle est également et surtout celle de l'extèrieur (...)" )




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